• Conte de l'évolution moderne

     

    Une fois n'est pas coutume votre zizi, adorré par les uns et detesté par les autres, vous offre un récit des temps modernes.
    En ces temps de branlette constitutionnellement européenne, il est bon de nous souvenir que nous ne sommes jamais seuls dans notre misère et que ceux qui vous apportent de nouvelles sensations ne le font pas nécéssairement pour votre bonheur...

    Qui a dit "vive le progrès" (gros con va !)? Certainement un membre de feu le cartel de Medelis ou Medeline, à  moins que ce soit Médicis, je sais plus, quand j'fume de la skunk j'ai la citrouille qui s'évapore (à  la bonne vot m'sieurs dames !!!)...

     Il était une fois, dans le ghetto, trois p'tits mectons qui adoraient se défoncer la cheutron.

    Le premier s'appelait Snif-Snif et habitait dans une cabane en paille.
    "Hey, c'est pour mieux sniffer mon petit..."

    Le deuxième s'appelait Glou-glou et vivait dans un tonneau en bois.
    "Hey, c'est pour mieux cuver mon petit..."

    Et le troisième s'appelait Taf-taf et créchait dans un shilom en cuivre.
    "Hey, c'est pour mieux planer mon petit..."

    Ils avaient une relation commune en la personne redoutée et respectée de Jean-Loup le cahid qui les avait vus grandir et qui leur avait appris à s'amuser avec ces jeux-là.

    Les années passèrent, les trois petits mectons avaient pris des voies différentes.

    Glou-glou était devenu fabriquant de gnôle de contrebande et distillait lui-même ses alcools chez lui.

    Taf-taf ; lui, avait acheté plusieurs sortes de graines d'herbes différentes et des lampes halogènes, qu'il avait achetées à Gazeuse Land. "Hey, il se faisait pousser de la skunk, mes p'ti gars !"

    Snif-snif, lui, était devenu héroïnomane. Il était accro et criblé de dettes.

    Quant à Jean-Loup le cahid, celui-là, voyant l'attrait de l'argent facile de la drogue, était devenu dealer.

    Jean-Loup le cahid partit chez Snif-snif qui lui devait pas mal de tunes de crédit de came, armé d'un jerrican d'essence dans une main et d'un briquet zippo dans l'autre.

    Ce jour-là, Snif-snif était en train de piquer du nez dans une meule de foin. Il aperçut son ancien dealer au loin et se souvint de sa dette. Il prit peur et courut se réfugier chez Glou-glou, son poto de beuverie.

    Snif-snif arrive à la porte de Glou-glou, il frappe. Celui-ci tarde à lui ouvrir, il est dans la cave en train de vérifier la pression de son alambic.
    Snif-snif appelle.

    Glou-glou, speede, j'ai Jean-Loup le cahid aux fesses, j'frais pas de vieilles rides si tu te presses pas !</strong />

    Glou-glou se pointe, suant à grosses gouttes et s'essuyant dans un mouchoir à carreaux.

    "Voilà, voilà, qu'est-ce qu'il a à gueuler comme ça ? !"</strong />

    Snif-snif</em /> : "C'est Jean-Loup le cahid, mon ancien dealer, j'lui dois de l'argent, il m'avait refilé une dose de merde pour 500 balles, il veut me faire la peau, il est juste à cinq minutes, cache-moi !"</strong />

    Glou-glou</em /> : "Pas de panique, allons dans mon tonneau, on y sera plus en sécurité"</strong />

    Une fois dans le tonneau, ils se barricadent.
    Jean-Loup vient d'arriver, et il dit, tout en hululant :

    "Ouvrez-moi, sinon je brûle ton tonneau, qui sera votre dernière cellule. Glou-glou, si tu m'ouvres, je ne te ferais rien, je ne t'en veux pas à toi, et même je te refilerai une dose."</strong />

    Snif-snif à Glou-glou</em /> : Déconne pas, c'est de la caille qui va te refiler, c'est de la strychnine coupée à l'aspirine, c'est le crédit qu'il m'a fait, j'la connais sa dope, c'est de la merde !"</strong />

    Jean-Loup réitère son ultimatum :

    "Je vais compter jusqu'à trois. Un, deux, trois..."</strong />

    (Pendant ce temps, Glou-glou et Sif-snif, sont descendus dans le cellier, et s'évadent par une porte en fer qui donne sur l'extérieur.
    Ils se dirigent vers le shilom de Taf-taf."

    Jean-Loup brûle le tonneau, tout en découvrant la porte du cellier, il aperçoit les deux keums qui se sauvent vers le shilom en cuivre.

    Snif-snif et Glou-glou déboulent chez Taf-taf, un mec toujours cool et zen, ils lui expliquent ce qu'il leur arrive.
    Taf-taf, après avoir entendu les explications des deux complices, ferme la porte à double tour et baisse les rideaux en fer sur les fenêtres.

    Jean-Loup est arrivé, et tape à la porte en fer.
    Tout en aboyant :

    OUvre la porte, Taf-taf, je sais que Snif-snif et Glou-glou sont là, k'te ferais rien, j'ai de nouvelles graines à te filer si tu veux."</strong />

    Jean-Loup s'impatiente.

    "Allez Taf-taf, ouvre !"</strong />

    Jean-Loup</em /> : "Ah bon, c'est comme ça ! Je vais incendier ton beau p'ti shilom en cuivre !"</strong />

    Non loin de là, un maître-chien des stups digère son sandwich de midi, assis sur un banc au soleil. Pour être tranquille, il a passé son pied dans la sangle de la laisse de son chien.
    Ils somnolent tous les deux, quand le chien est doucement réveillé par les effluves de beuher en train de brûler.
    Le chien part comme un fou, la langue pendante, trîanant derrière lui son flic de maître accroché par le pied.
    Le flic finit par se dégager et son chien rattrape Jean-Loup en train de s'enfuir. Le dealer se fait embarquer.
    En le fouillant, les keufs trouvent une vingtaine de grammes d'héroïne coupée à de la strychnine, celle qui décime tous les junkies de la région.
    Fiers de leur prise, les flics présentent rapidement le dealer devant le juge.

    Une semaine plus tard, alors que nos trois mectons peinent à reconstruire leurs petites maisons, un nouveau voisin débarque avec une maison en kit, tout en verre, les cloisons à l'intérieur sont en papier (comme au Japon), et l'on y trouve plein de miroirs.
    En deux jours, sa maison est montée et il invite Snif-snif, Glou-glou et Taf-taf à la pendaison de crémaillère.
    Il se présente à eux sous le nom de Sylvain Louveteau, travaillant dans "l'import-export".

    Sur place c'est une teuf d'enfer, les minettes se déhanchent sur des rythmes techno-dance, ambiance "fils-à-papa-en-boite-chébran". D'énormes pots transparents en verre dévoilent des pilules de toutes les couleurs.
    A leur insu, Sylvain leur fait boire du dob, une drogue liquide, qu'il a discrètement versé dans leurs boissons.
    Nos trois mectons meurent doucement, paralysés par cette nouvelle drogue, pendant qu'autour d'eux, le jeunes gobent, sniffent et font la fête...

    Vive la jeunesse, à mort les jeunes... Comment on s'rat quand on s'rat vieux?

    Un p'tit dernier pour la route?

    C'était mieux avant!!!

    Qu'est-ce que j'en sais moi, faites vot'choix!


  • Commentaires

    1
    migonomia
    Mercredi 4 Mai 2005 à 21:45
    hihihihihi !!!
    ahahahahah!!! ohohohhohohoho!
    2
    migonomia
    Mercredi 4 Mai 2005 à 21:46
    j'oubliais
    il est super cool ton blog , je reviendrais ! zizi l'artiste !
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