• Je l'avais cherchée cette bagarre à l'arrière du car. J'étais écrasé par les droites et uppercuts de mon adversaire.
    Tout commença à l'arrivée du bus, à la fin des heures de pointes de la gare de Sevran-Beaudottes : celui de 21 h 00. Comme tout beur irrespectueux des valeurs, je vais pour passer par la sortie des voyageurs quand un boeuf accompagné d'un compère à tête de mouton, plus frisé que les poils de mon cul, s'avancent pour descendre. Moi et ma bouteille de bière, on n'était pas d'accord. Je la balourde sur la tête du plus balèse, elle s'éclate par terre. Le trois-quarts pylône à la carrure d'un bâtiment de banlieue m'a plaqué contre le sol. Et voilà les patates : droite, gauche, coup de tête. Moi, je m'étais mis en boule pour esquiver ces poings de brique qui se cassaient sur mes bras. Cet enculé de bus s'est arraché avec tous ses passagers à bord. Moi, j'étais prisonnier de Heckel et Jeckel, ces deux enfoirés m'ont fait asseoir sur un banc de fer vert dans la station de bus. Ils m'ont fouillé, ces bâtards, et ont trouvé ma carte bleue 7 sur 7, au compte 72 balles, 15 francs en monnaie, et un stick prêt à cramer, ce qu'ils n'ont pas attendu de faire. Je tremblais comme une feuille de Rizzla Croix. J'avais un 25 planqué dans ma chaussette, qui devait à cette heure être mouillé de sueur de flippe comme mon calbut. Ils ne l'ont pas vétrou, mais ils ont quand même québra mon oinje. J'ai profité du moment où ils avaient les yeux globuleux sur la démarche flottante d'une belle rouquine pour m'esquiver à toute berzingue vers la cité des Beaudottes.
    Vrai labyrinthe de dealer, ses halls illuminés de pétards allumés. Essoufflé par cette fuite en avant, je reprends mon souffle près d'un reste de poteau d'arrêt de bus, et l'envie de pisser me prend subitement. Juste le temps de déboutonner ma braguette qu'une voiture de condés se pointe, excités.
    "Ne bouge pas, tes papiers, qu'est-ce que tu fais là ?" L'un des trois flics prend son talkie-walkie, et commence à épeler mon nom, delta, alpha, roméo, Dar, quoi, et mon prénom il l'a jacqueté d'un trait, SIDA. Les autres me posent un tas de questions, comme si je travaillais, comme si j'avais eu des problèmes avec la justice... L'un me fouillait pendant ce temps là. La peur qu'il trouve mon shit m'a repris, je crois que j'ai épanché mon urine à l'instant à le poulet allait palper mes pieds. Il sentit mon froc humide, s'esquiva et me regarda, juste au moment où son pote se rappliquait avec ma carte d'identité en me disant "c'est bon, vous pouvez y aller". Putain, je l'ai échappé belle ! Mon 25, lui, est devenu une crêpe, et m'a chaussette a récupéré toute l'huile du matos. Enfin, c'est pas grave, je n'aurais plus qu'à l'essorer. Putain, j'ai de la chance dans mon malheur ! Bon, je vais me sortir de cette cité, il se fait tard, et pour le pétard je le fumerais peinard quand je couperai mon morceau pour en faire des parts à 3 grammes pour 10 sacs. Je vais aller chez moi, en espérant ne pas me faire gauler. Maintenant il doit être onze heures, je vais rentrer cool par le stade. Il ne manquerait plus que mon teuchi soit du Tchernobyl, un 25 de savon de Marseille, un shit de merde qui porte bien son nom.

    ... De l'hermaphrodite

    Bon maintenant cette putain de banière , un gif ? Mais c'est dejà un gif !!! pourquoi tu me la prends pas putain d'éditeur !!!


    4 commentaires
  • Ben voila , les interventions du zizi étant essentielles pour la survie de l'humanité , j'ai décidé que les censurés ( et leur réponse ) reposeraient ici .

    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique